Qu'importe



Mes souliers sont crottés

Mon sac à dos crasseux

Mon short est maculé

Et mes cheveux en désordre

Mes joues sont rouges

Par l’effort fourni

Et mon corps se traîne

Sous la cape protectrice

Mais mon âme s’égaie

Sur le chemin

Comme la fleur

Au printemps,

Car bien que las, fourbu

Mon palais garde en souvenir

La caresse

Du vin partagé,

D’un gâteau offert.

Qu’importe la pluie

Qui mouille les corps

Le sentier boueux

Qui macule les souliers.

 

Car la journée fut douce

D’amitié

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