RANDONNEE à FLEURINES

 

 

Nous parcourons les bois par des chemins pédestres

Bordés d’épais taillis, d’énormes pins sylvestres

Nos pas lourds font trembler la terre des sentiers

Bousculant les cailloux, l’herbe sous nos souliers.

 

La sente nous conduit au hameau de Fleurines

Elle exhale l’odeur  des buissons d’aubépines.

La forêt  qui renait sous le soleil d’avril

Retrouve son cachet dans un parfum subtil

 

Parsemant  les talus, pour nos yeux, des jonquilles

Découvrent leur secret comme au printemps les filles.

Le repas se fera, près des rives d’un lac

En partageant le vin sortit de notre sac

 

Au pourtour de l’étang vole une libellule.

Sur le miroir de l’eau, qu’un vent léger ondule,

L’agrion de Mercure étale le reflet

De ses ailes azur en un joli ballet.

 

Tandis que nous prenons, allongés sous l’ombrage

Un instant de repos, un fort tambourinage

Résonne crescendo. Tac, tac, tac, ce bruit sec

C’est le pic noir frappant l’écorce de son bec.

 

Le vol d’un papillon, un pas de danse esquisse,

Fend le ciel puis se pose au cœur doux d’un narcisse

Son organe dressé, l’insecte butineur

S’abreuve du nectar tel un amant cueilleur.

 

Le temps sonne la fin de notre randonnée

Des rêves pleins la tête achèvent la journée

Nous reprenons le train pour un autre univers

Ce théâtre bruyant au décor à l’envers

 

 

 

 

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